samedi 28 février 2009

#28

11h
Il y a des changements à faire. Dans (presque) tous les domaines.
De toute façon, tout change, même la coutume de zapper du particulier au général.

Fascinante est la fascination exercée par nos propres pensées.
Est-ce la façon dont l'ego se régénère ?
Narcissisme auto-érotique.
Pour que ça marche, et dans le domaine des relations, on finit toujours par devenir l'objet, le jouet de quelqu'un, et vice et vers çà, c'est à dire à convertir l'autre en objet.
Y aurait-il un concensus, un compromis entre subconscients qui le permet ?
Jusqu'où suis-je ainsi l'esclave de mes pensées et de mes scénarios - qui trouvent de quoi se nourrir dans cette relation sado-maso ?

En fait, le moi est multiple. Ouspensky l'avait souligné (many "I"). Nous sommes plusieurs "moi".
Avec son vocabulaire, Montaigne dit la même chose.
Et comme il n'y a pas de "moi" permanent, c'est une valse fantômatique de petits moi qui prennent tour à tour le micro, comme dans un karaoké, parfois dérisoire; et qui veulent démontrer leur existence par le spectacle de leur auto-érotisme.

.

vendredi 27 février 2009

#27

19h
Il a fallu une heure pour démarrer l'ordi !
Le chantier est fini, enfin, pour moi.
Physiquement, je n'assure plus vraiment. Manque d'entrainement, l'âge...
Les mains bandées, l'ordi dans le coma.

L'épuisement s'accompagne de perplexités.

___
22h
Sauvegardé tous mes dossiers. In extremis.
C'est la fin. Il faut changer d'ordi. Trop galère.

.

jeudi 26 février 2009

#26

9h
Il est difficile de ne pas sentir - c'est à dire renifler - l'odeur sournoise et fétide d'un totalitarisme rampant.
L'évidence est nue, décharnée, et tellement... évidente que son indécence en devient pornographique. Tout se passe au grand jour.
La matière à méditation est épaisse, collante et toxique.
S'anesthésier en pratiquant la spéculation n'est pas suffisant et révèle plutôt une addiction égocentrique.

___
21h
Pourquoi la pensée de Shakespeare, se présente-t-elle aussi souvent ?
Cet après-midi, le cours sur Spinoza, chez qui l'on trouve une géométrie des sentiments, ou affects.
Tiens, tiens...

.

mercredi 25 février 2009

#25

25.02.09
21h
Retour de chantier vermoulu.
C'est drôle de se retrouver en pyjama à 8h du soir...
C'est drôle aussi d'écouter un cours sur Spinoza avec les mains pleines de peinture et les pieds dans les gravas.

Il me faut encore près d'une heure pour démarrer l'ordi. Ca me rappelle ces vieilles guimbardes qu'il fallait démarrer - parfois à la manivelle - une heure avant de pouvoir les conduire.
Cet ordi est un upaguru authentique !

___
Le présent, minute après minute, heure après heure...
Le quotidien, minute après minute...
La précarité permet parfois de simplifier certaines situations.

Etre espion...
Pas nécessairement du réel, mais plutôt des multiples visages et autres anatomies de la réalité.
Etre espion aussi... à l'intérieur.
Auxiliaire de la méditation, où il s'agit... d'être là.

.

mardi 24 février 2009

#24

Prendre garde à ceux qui tirent vers le bas.
Sans un effort spirituel, les relations humaines restent manipulatrices.
Qui manipule, qui est manipulé...
Tout çà sous la houlette du grand océan de l'inconscient.

___
23h
Journée laborieuse, grise de nostalgies.
Je n'ai toujours pas quitté l'illusion que mes travaux avaient un sens.
Je n'ai pas non plus quitté le bleu de l'indifférence venant de l'extérieur.
Enigme

De NeD, brèche sonore dans le rationnel,
clavicule d'un contact avec le transcendant,
fantassin de la Géométrie spirituelle.
De cette soulshade, entr'aperçue dimanche,
assurément un beau projet de photogravure,
mais loin, si loin...

Une partie du travail serait donc dans le défaire.
Je retrouve le souvenir de certaines découvertes - grâce à NeD, au temps où la Jonque cinglait, cinglée, à tous vents électroniques:
en particulier la Déconstruction de J. Derrida (j'ai dû écrire un ou deux billets à ce sujet).
La déconstruction est un acte géométrique.

Impressionné, cet après-midi, à l'écoute de France Q, émission consacrée à Spinoza, par l'analogie étonnante avec les enseignements orientaux.
Les notions de spontanéité, le réel, l'adhésion à ce qui est etc.

Et puis ce koan: l'esprit est une idée du corps.

.